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Trail Sainte-Victoire 2019 : l’accomplissement.

Je pense qu’il m’aura fallu du temps pour assimiler, et intégrer le fait que j’avais réalisé l’exploit que j’attendais depuis plus d’un an. A l’heure où j’écris ces lignes, cela fait un peu plus de deux semaines que j’ai franchi cette ligne d’arrivée tant rêver. Depuis, j’ai eu cette impression d’être entre un trop plein d’émotions difficile à contenir, et complètement vidée à la fois.

Il m’aura donc fallu un peu de temps pour me sentir capable d’écrire ses lignes et d’y voir clair dans ce que j’avais envie de vous raconter. Et maintenant que je suis prête, je vous embarque avec moi, dans l’aventure de la plus belle et la plus difficile des courses que j’ai pu faire.

Mon histoire avec cette course

Il y a un peu plus d’un an que cela, alors que je commençais à croire en mes capacités, j’ai pris la folle décision de me lancer sur le 60km des Crêtes du Trail de Sainte-Victoire. J’avais du temps libre, je commençais juste à préciser les envies de mon auto-entrepreneuriat et de mes projets sur Parcourir Autrement. Je m’entrainais dans mes montagnes du sud, et je franchissais, seule, de nombreuses étapes. L’entraînement n’était pas facile, mais j’étais déterminée, passionnée…

Seulement, le jour venu, les conditions météos étaient dantesques, folles, et je me suis parlée de longues heures pour me rassurer. Je me souviens encore de chaque moment de cette course, et surtout je me souviens de ma chute ; un vol plané en avant. Je me suis relevée, j’ai continuée mais la douleur a fini par me rattraper… jusqu’à me forcer à arrêter. Je crois que je n’ai jamais autant pleurer pour une course. J’aurais voulu la finir sur les dents, en rampant. J’étais infiniment triste, et pourtant ce n’était “qu’une course”.

Tout ça, je vous l’ai déjà raconté ici. Mais cette histoire est très importante pour comprendre l’état d’esprit dans lequel j’étais quand j’ai pris le départ ce dimanche 7 avril 2019. Cette course était devenu le symbole de “l’étape à passer”, celle qui pourrait confirmer que j’avais bien ma place dans ce monde du trail. Celle qui me donnerait le feu vert pour mon plus grand rêve : l’ultra-trail. En ayant rater le coche en 2018, je n’ai pas réussi, ni eu l’envie, à le repasser avant l’édition 2019.

Ma préparation pour le trail Sainte-Victoire

A contrario de la première édition, le temps et le terrain me manquait terriblement pour m’entraîner. Déménagement, nouvel emploi du temps surchargé, je n’ai pas manqué de motivation, à me lever avant l’aube, à tenter des séances de côtes dans Paris (ce qui n’était pas une franche réussite). J’ai fait le 45km de l’Ecotrail Paris comme dernière sortie longue. Mais je le savais, le terrain serait différent, la difficulté tout autre, et je ne me suis jamais sentie aussi peu préparée pour une course.

Néanmoins, j’étais prête. Certes, mes souvenirs étaient lointain, mais je connaissais dorénavant le terrain. J’avais décidé de faire confiance à mes pieds, mes jambes, qui sauraient se rappeler comment fonctionner sur ce type de terrain que j’affectionne tant (mais qui me manque cruellement en région parisienne).

La panique de la veille du départ du trail Sainte-Victoire

Comme à mon habitude depuis quelques mois, je prépare seulement mes affaires la veille, pas vraiment certaine d’avoir tout ce qu’il faut. Pour ce qui est des shorts que je pourrais porter, ils arriveront avec mes parents qui ont un sac de mes affaires à me donner. Je réfléchis donc à deux fois, puis non, je ne prends pas de short supplémentaire.

Seulement, à 5 min de mon arrivée sur Aix-en-Provence TGV, je reçois un message : « Cam on a oublié ton sac”. Panique à bord ! On ne connaît pas vraiment Aix et les alentours, et on tente plusieurs magasins. Je prends un short chez Décathlon, ce qui est mieux que de courir cul nu, mais je ne suis pas convaincue.

On finit, bien heureusement, par tomber sur un Endurance Shop, dans une zone industrielle autour d’Aix, et là … bonheur ! Des tonnes de short. J’en essaye une dizaine et je finis par trouver LE short, que je testerais… directement sur la course. Tout comme les ravitos que j’achète en dernière minute.

Pas vraiment organisée donc, et en plus, il pleut des cordes. Je suis dans ma bulle, assez stressée, pas vraiment rassurée. Heureusement, mes parents sont là pour détendre l’atmosphère, me guider, et me faire passer une bonne journée avant MA journée.

Jour J, le Trail Sainte-Victoire

Le départ étant à 7h, je me réveille à 5h pour prendre mon traitement (qui me demande d’attendre 30 min avant de manger), puis je referme les yeux, et j’imagine la course. Je visualise les passages que je connais et qui sont difficiles, je me vois sur cette ligne d’arrivée victorieuse. Je ne veux avoir que des pensées positives, même si je sais que ce sera, sans aucuns doutes, difficile.

Mon sac est prêt, j’enfile ma tenue, remplis mes flasques et poche à eau, et je descends rejoindre mes parents dans la salle de repas de l’hôtel, vide à cette heure-ci. J’enfile mon thé et mes pains au lait avec des tranches de fromage. Je ne sais pas si je mange trop ou pas assez, j’essaie juste d’écouter mes sensations. Mais tout autour de moi est comme un brouillard. Je pense que je parle peu, que j’agis un peu lentement.

Dans le fond, je suis déjà dans ma course, la boule au ventre, l’envie d’en découdre. J’aimerais parler avec mes parents, les remercier d’être là, mais je suis ailleurs, et très vite, il est déjà temps de se mettre derrière la ligne de départ.

Le départ de la course

Blabla incompréhensible de l’organisateur, tout n’est que grésillement à mes oreilles. J’entends mes parents, je réponds d’un sourire, je suis ailleurs ; je suis sur les sentiers de ma course. Et d’un coup, c’est parti ! Il n’y a plus rien que moi et mes jambes. Je suis la foule sur le parcours qui a un peu changé par rapport à l’an dernier. Je calcule à peine ce changement.

On enchaîne les chemins vallonnées et quelques passages sous des tunnels bien bas et boueux. Je prends mon rythme très vite, ne calculant absolument rien autour. Arrivée au bas du premier raidillon, des bénévoles nous distribuent entre deux chemins. J’ai l’impression d’être tombée sur la mauvaise file puisque j’attends presque 10min. Ma crainte est confirmée lorsque je m’aperçois que je suis dans les dernières avec ce petit retard. Peu importe, je croise mes parents au premier ravito et je repars très vite. Cette première partie n’était que la plus facile, une mise en jambe.

Le pas du Clapier

Ce nom m’appelle, je connais sa difficulté, et le chemin qui y mène. Je cours autant que possible, sachant qu’après ce passage ardu, la course sera plus hachurée. Et je ne crois pas si bien dire, lorsqu’arrivée en bas du passage, un véritable bouchon s’est créé.

Ce qui ne devrait être l’affaire que de quelques minutes devient vite pénible quand on attend plus de 20min (voir 30 !), statique, au même endroit. J’essaie d’en profiter pour quelques photos, et pour garder le sourire malgré toutes les râleries qui commencent à m’entourer. Je comprends, mais je ne veux absolument pas être négative.

Je finis par accéder à la première partie d’escalade, et je tente d’aider un peu. Mais très vite, je crapahute, avec un souffle de boeuf, pour arriver en haut de cette côte interminable à escalader. Je fais attention à mes appuis, je m’aide inévitablement de mes mains, et je lâche quelques injures pour me libérer de la difficulté.

Petit à petit, j’arrive en haut. C’est vertigineux, mais je ne m’y attarde pas. Un coup d’eau énergisante et c’est reparti !

Le premier passage sur les crêtes

Pas de sentier très défini, on essaye tous de se suivre les uns les autres dans un semblant de chemin qui nous semble plus facile. La roche est encore glissante des dernières pluies, et je le teste rapidement avec une glissade de toute ma hauteur qui me fait taper sur la hanche. Je me relève comme si j’avais un ressort dans la cuisse, un peu déboussolée, mais reprenant ma foulée de course aussitôt. J’aurais un bleu, rien de méchant. Je fais tout de même un peu plus attention ; la partie sur les crêtes est encore longue et périlleuse avant d’atteindre le Prieuré qui signe une descente plus “facile”.

J’enchaîne les petites foulées, alternées de petits pas marchés rapides dans les zones plus compliquées. Je saute d’un rocher à un autre, et je reste les yeux rivés sur le sol pour éviter toute autre chute !

Puis on arrive enfin vers le Prieuré, et à sa descente où je peux laisser libre cours à mes envie de chamois. Je bondis d’une pierre à l’autre, m’aidant parfois de mes mains pour ne pas glisser sur les roches humides. Je dévale les descentes sous un beau soleil, et je suis heureuse ! Je sais qu’une fois en bas, il faudra encore traverser un sous-bois avant d’atteindre le ravito de Vauvenargues. Je cours toujours autant que possible dans les côtes, même si ce n’est qu’une petite foulée.

“Plus tu cours, plus t’arrives vite”.

Au ravito, je vois mes parents, je discute avec eux, ils m’aident à remplir mes gourdes et à remettre du mélange isotonique dedans. Les bénévoles et mes parents m’obligent à manger un peu et j’embarque trois bouts de fromage avant de repartir.

La seconde ascension et le terrible Pic des Mouches

Après une petite erreur de parcours avec d’autres coureurs, nous reprenons la bonne route qui redescend fort sur du goudron avant de rejoindre à nouveau les sous-bois. Le début de cette deuxième partie est vallonnée, sur des singles, racines et cailloux en option. J’y suis bien, et je veille à tenter de bien manger. Je connais la suite, et je sais que la montée semblera interminable. On se retrouve à être un groupe assez homogène, qui se “relaie” plus ou moins à l’avant. J’ai notamment en ligne de mire, mon papy, le genre de garde-fou que j’aime avoir sur toutes les courses.

L’ascension est effectivement … interminable ! Le temps passe à l’orage, et nous craignons une pluie avant de redescendre sur Puyloubier (qui n’est pas prévue pour tout de suite pour autant...).

Je prends mon rythme, je marche rapidement, en essayant de ne jamais faiblir. Je cours dès que l’occasion se présente, un peu plus haut. Il faut souvent ralentir, voir s’arrêter, pour passer des rochers ou des zones glissantes, mais je repars toujours en trottinant derrière. Le terrain des crêtes est impardonnable, et le vide vertigineux qui le borde des deux côtés nous le rappellent à chaque pas.

Là-haut, je me réjouis de ne pas avoir le vent de l’année passée, je me sens plus libre d’avancer, sans crainte, même si ce n’est pas si facile. Et en parlant de difficulté, le passage ardu du Pic des Mouches se rapproche. J’entends les commentaires surpris de ceux qui ne connaissaient pas la course, ou qui en avait fait une version raccourcie quelques années auparavant. Sans réfléchir, je continue sans pause vers le passage où les mains sont nécessaires pour amorcer la descente.

Il n’y ni photo, ni vidéo pour vous faire ressentir la difficulté et l’appréhension que procure cette descente.

Y aller, c’est comme se jeter dans un ravin en se raccrochant aux branches pour ralentir sa descente. Les jambes sont sur-sollicitées, pour contrôler tous les dérapages. De mon côté, c’est une vraie maîtrise de ma peur que je dois effectuer. Je contrôle ma respiration, mes mouvements, je retiens mes gémissements, et j’y vais. De toute façon, je veux finir cette course. Je sais pertinemment qu’elle est difficile, technique, et qu’elle laisse chaque année beaucoup de disqualifiés derrière elle. Mais je n’en ferais pas partie.

Alors j’oublie la peur, la douleur, j’oublie mes craintes, et mes jambes qui menacent de lâcher et j’avance. Petit replat, et c’est le même type de côte à flanc de crêtes que je remonte. J’essaie de garder la tête du petit groupe, ça me motive à ne pas lâcher. J’enchaîne les pas sans plus trop réfléchir, et j’avance.

Puis enfin, de nouveau un petit bout de crête, qui annonce la redescente vers le col des Portes.

Le col des Portes, et la descente voltigeante de l’oratoire de Malivert

A ce col, je sais que mes parents m’attendent. Je sais aussi que c’est dans cette descente que je me suis blessée l’an dernier. Je redouble donc d’attention, les yeux rivés sur le sol à l’affût de la moindre racine, du moindre obstacle. Puis c’est comme si toute la fatigue s’était envolée ! D’un coup, les jambes répondent, et j’enchaîne la descente à bonne allure. Je commence à doubler, et j’entends qu’on me suit. Une autre femme, qui a décidé de me suivre. Je lui conseille de bien regarder au sol, puis on enchaîne toutes les deux. Je connais le chemin, je l’aime, il est presque roulant, et surtout je sais qu’il est le signe que cette seconde partie éprouvante touche à sa fin.

J’ai un sourire immense aux lèvres, et j’accélère encore. Puis d’un coup, je vois mes parents, un peu plus loin que ce que je pensais, mais c’est une vraie fête ; klaxons, encouragements, photos de qualité, et j’arrive au début de ce long faux plat (assez montant tout de même), où je continue de courir.

Lorsque la montée se fait trop raide et trop longue, je dégaine ma marche rapide, et je continue à remonter du monde. J’échange quelques mots dès que possible, c’est toujours très agréable. Et c’est comme ça que je me retrouve encore suivie pour la dernière descente de l’enfer. Le chrono tourne, et je sais que cette descente est infernale. D’ailleurs, il commence à pleuvoir, et les roches sont de vraies savonnettes ! J’en ferais les frais avec une deuxième chute vers l’avant. Heureusement, je me suis vue partir et j’ai pu amortir les impacts aux jambes, poitrine et menton. J’ai la jambe en sang, et le menton bien éraflé, mais rien de grave. Pas le temps de tergiverser, l’heure tourne et la limite horaire ne nous attendra pas ! Je me relève, et je repars de plus belle, chassant toutes mes appréhensions, refusant à mes jambes de trembler de peur. Avec le concurrent derrière moi, on ne fait que regarder l’heure. Je crois qu’on se crie des encouragements, et surtout on se pousse mutuellement à aller encore plus vite. Je sens mon cardio prêt à exploser, mes jambes menacent de vaciller à chaque appui… mais ce n’est pas le moment. Je jure un peu, et je serre les dents.

Là, je le vois, le dernier passage casse-cheville, et après on rentre dans le village. Dès qu’on arrive sur le chemin en terre, on cavale comme des malades ! On manque de louper la bonne direction, je lui crie un “Par là!” et on reprend de plus belle. Il nous reste quelques minutes avant la barrière horaire … puis on voit les escaliers, et le ravito ! Je manque de louper une marche, on passe le marquage horaire, et on se tape dans la main.

37 km et environ 2200D+ ont déjà été réalisé sans encombre majeur.

J’ai besoin d’une vraie pause pour me remettre de cette folie, et surtout de coca et d’un ravito solide. Mangeant très peu pendant l’effort, je n’ai pris qu’une compote spécial avec du riz mélangé, et des gels Meltonic. A part 2 tucs et les bouts de fromage oubliés dans ma poche, je n’ai rien mangé de solide. Mes parents m’apportent un pain au lait avec une tranche de fromage, je passe aux toilettes, et je repars aussi vite que possible en trottinant (après une dizaine de minute de pause je pense).

Direction l’inconnu : l’ascension du refuge Baudino

Jusqu’à présent, je connaissais le chemin. A partir du 40/42ème kilomètre, j’entrais dans l’inconnu. Et ce que je croyais être un “dernier petit passage” s’est avéré être une dernière montée de l’enfer.

Ce trail n’est en réalité qu’une excuse pour s’initier à l’escalade, et je l’ai sérieusement pensé quand je montais sans relâche cette côte interminable. Pendant tout ce temps, j’ai totalement déconnecté mon esprit, agissant simplement comme si avancer dépendait de ma survie. Il fallait mettre un pied devant l’autre, en courant ou du moins en trottinant si possible. Juste avancer, suivre le groupe, ne pas lâcher. Surtout ne pas lâcher même si mon coeur me faisait mal dans ma poitrine. Je me suis interdit à m’arrêter alors que ma tête me crier de me poser là au milieu du chemin. J’ai nié la fatigue, et je suis allée chercher plus loin.

Et j’ai monté, monté, traversé des pierriers, escaladé des rochers, écorché mes jambes dans les sentiers étroits bordés de plantes griffantes. Je sentais sans sentir. Il fallait que j’arrive là-haut, à ce refuge. Je n’avais plus de repères.

Impossible de dire si ce fut long, mais quand je suis arrivée, avec le reste du petit groupe, à l’amas de grosse roche et qu’on m’a indiqué un petit trou entre deux rochers pour passer, j’ai eu envie de pleurer.

La redescente qui a suivi fut également difficile. Raide, technique, et des jambes plus très fraîches. J’ai tenu tant bien que mal, sachant que ça y est, j’allais arriver à la fin.

Le chemin a d’ailleurs fini par s’élargir, permettant de galoper un peu. Le groupe s’est peu à peu disséminé, et j’ai continué seule, me faisant doubler et en doublant certains.

Les derniers kilomètres, un véritable combat

Petit à petit, on rejoint les premiers kilomètres du parcours qui signent aussi la fin. Entre temps, la pluie a fait des siennes, et ce sont de véritables zones de glissades boueuses. Le genre de terrain qui me fait plus craindre pour ma cheville qu’une chute en avant dans la rocaille. J’avance péniblement, tentant de courir, mais avec des tonnes de boue accrochées aux pieds. Ces grammes en plus pèsent lourd dans ma foulée, et je ralentis beaucoup par moment. Je regarde ma montre frénétiquement. J’ai peur de trop traîner.

Dès que la terre est plus sèche, je … “relance” ; j’essaie de trottiner, autant que mes jambes durcies de l’effort me le permettent. J’ai mal, je suis épuisée, mais je ne lâche rien. Aussi pénibles puissent être ces derniers kilomètres, j’ai toujours cette envie féroce en moi de franchir cette ligne d’arrivée.

Puis d’un coup … le goudron. Je vois des bénévoles, et je leur demande si c’est bien la fin. Retour affirmatif, et instantanément, une joie immense ! Ma gorge se noue, les larmes montent, et j’ai l’impression que mes jambes renaissent par magie ! (même si mon allure devait être relativement peu rapide…). Je dépasse mon “papy” qui m’a servi de guide tout le long de la course, et je lui crie “c’est fini, on l’a fait !”.

La dernière descente, le virage à gauche, et l’arche rouge. Il y a mes parents qui hurlent mon nom. C’est presque irréel. Je franchis l’arche, stoppe ma montre, et je m’effondre dans les bras de mon père. Je l’ai fait bordel ! J’ai réussi cette course en 11h37 d’efforts, de sueur, de douleur, de peur. Je suis allée au-delà de moi-même, je n’ai jamais songé à lâcher un seul instant. Et je suis là ! Fière, heureuse, mais aussi épuisée.

J’embrasse encore mes parents, et j’ai cette envie de pleurer encore. Pleurer de joie.

Ce jour-là, j’ai (par)couru mon monde, et je vous souhaite à tous d’en faire de même…

PS : les photos ne sont ni les plus belles ni de la meilleure qualité, mais elles sont pourtant mon plus beau souvenir !

Camille Courtenvert

6 réflexions au sujet de “Trail Sainte-Victoire 2019 : l’accomplissement.”

  1. Coucou
    Ton CR me donne des frissons, j’ai presque eu les larmes aux yeux et la boule au ventre quand j’ai lu que tu arrivais… tu CR sont toujours aussi bien écrit et émouvant
    Bravo pour ta course tu peux vraiment être très fier de toi
    Au plaisir de continuer à te lire
    Pauline

    Aimé par 1 personne

  2. Oh là là bravo pour cette course ! Quel challenge! Je ressens la même fierté pour toi en lisant ton compte rendu 🙂
    J’espère avoir aussi cette même énergie et cette même envie.
    A très bientôt.
    Charlène.

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