Blog

9 choses que vous ne savez pas sur moi

L’autre jour, on m’a taggué sur un “challenge” en stories avec l’objectif de révéler 8 choses inconnues au grand bataillon. J’ai trouvé ça sympa, assez spontané et potentiellement sincère, puis je me suis dit que j’allais en faire un article plutôt, histoire de pouvoir épancher ma soif de mots, toujours plus importante que je ne m’y attends !

Et puis tiens, vu que c’est mon anniversaire (date particulièrement propice à une rétrospection), et que j’ai 29 ans aujourd’hui, ça ne sera pas 29 choses mais 9, car après tout c’est le dernier chiffre qui me sépare de la redoutée trentaine. Donc en avant Guingamp, voici 9 choses que vous ne savez (sûrement) pas sur moi !

1.Je ne trouve pas ça évident de ne pas rentrer dans les cases

Il y a cette pression sociale qu’on connait tous (et surtout toutes je crois) : un bel appartement ou une maison, un chéri, des projets immobiliers, un travail stable et définissable, des projets d’enfants, surtout quand la trentaine approche. J’ai réussi à me détacher de beaucoup de ces choses que je pensais vouloir (mais je me suis vite aperçue que non, surtout au niveau du travail), mais c’est toujours compliqué de ne pas rentrer dans les cases, surtout quand on a pas 100% confiance en ses choix.

Alors oui, je me fraie mon propre chemin dans la vie, et quand je prends un peu de recul, j’en suis fière, mais ça n’empêche pas que je me cogne et que ça fasse mal parfois, car au final, il y a bien certaines de ces choses “imposées” qui me feraient envie.

2. J’ai longtemps voulu retourner vivre au Canada

J’y ai vécu quelques mois en 2014 (février à mai), et c’est une de mes meilleures expériences de vie ! J’y suis retournée pendant un mois en 2018, et ça n’a fait que confirmer mon amour pour le Québec et l’est du Canada (je ne connais pas la partie ouest, mais elle me fait rêver). Et pendant longtemps, je me suis dit que c’était là-bas qu’il fallait que je vive, mais j’avais un peu peur de partir seule, je venais de lancer Parcourir Autrement et j’avais pas envie de tout lâcher, puis c’était vraiment très loin de ma famille.

Moi qui est toujours eu du mal à trouver ma place, je pensais que la mienne était là-bas … mais finalement, je crois que je l’ai bien trouvé dans mon sud natal (Orelsan avait raison, “Après avoir fait l'Tour du Monde, Tout c'qu'on veut, c'est être à la maison”).

3. J’ai couru pour de mauvaises raisons

La course à pied, c’est ce qui donne l’équilibre à ma vie depuis des années, même quand je n’étais pas assidue. Mais pendant 3 ans, j’ai couru pour de mauvaises raisons : perdre un poids que je n’avais pas besoin de perdre. J’allais courir à jeun quasiment tous les matins, je me pesais en rentrant. C’était malsain. Je me souviens même d’une fois où j’ai voulu courir plus longtemps que mes 6km habituels, j’ai vu les étoiles ; la veille j’avais mangé une soupe et j’étais partie à jeun. Avec du recul, ça me fait vraiment mal de voir comment j’étais, comment mon rapport à la course à pied était devenu malsain.

J’ai mis longtemps à me défaire de ce parallèle course à pied / perte de poids, et aujourd’hui encore, dans les phases où je perds un peu confiance en moi, ça me revient et je dois lutter pour m’enlever ça de la tête.

4. On m’a enlevé plusieurs bouts ou organes

Je dis souvent en riant que je suis un cas d’étude pour la médecine ! J’ai subi plusieurs grosses opérations, et je m’en sors avec un bout d’intestin en moins et plus de thyroïde. Outre mon attrait pour les questions environnementales, c’est ce qui m’a poussé à faire plus attention à la qualité de mon alimentation. L’assiette c’est la santé, et j’adore prendre ça avec du recul et en apprendre toujours plus sur le corps humain.

5. Je n’ai jamais eu de relations longues et saines

Aaaah ! La grande pression de trouver sa moitié ! De mon côté, je crois que c’est la pire pression, et du coup je pose ça là, parce que je sais que sur les réseaux tout le monde à l’air d’être heureux avec une vie parfaite, et qu’on peut parfois se sentir seul.e derrière son écran. Alors, qu’on est plusieurs comme moi, à avoir l’impression de ne pas se retrouver, à se sentir un peu looser d’être célibataire, surtout autour de la trentaine … et moi la première, je ressens très souvent ce sentiment ! Puis après avoir poser la sempiternelle question du pourquoi à mes amis, j’en reviens toujours à la même conclusion : ça arrivera, et ça sera pas une relation par accommodation (et en attendant coeur sur vous).

6. Je rêve d’être maman un jour, mais une maman pas comme les autres

Personne n’est comme les autres certes, mais même après avoir déconstruit des schémas, après avoir pensé que je ne pourrais peut-être pas enfanter, etc … cette envie de maternité ne m’a jamais quitté. Alors ça arrivera quand ça arrivera (et manifestement vraiment pas tout de suite ahah), mais ce que je sais, c’est que je continuerai à être aussi aventureuse, et que j’espère faire découvrir pleins de choses en train, vélo et rando à mon/mes enfant.s !

Puis bon, je ne continuerais à ne pas être gâteuse avec les enfants des autres et à avoir peur des atrocités de l’accouchement, mais … voilà !

7. Je déteste faire la bise

Allez, un truc un peu “drôle” après la confidence précédente ! Je n’aime pas faire la bise ! C’est une convention sociale très forte pourtant, encore plus dans le sud de la France je crois, mais je déteste ça, cette proximité avec les gens … J’embrasse même peu ma propre famille et mes amis proches. Je ne suis pas très tactile non plus. Bref, je parais souvent froide au premier abord du coup, mais que voulez-vous !

8. J’ai fait 5 ans de boxe française

Et mon coach m’appelait “jambe de fer” à cause de mes coups de pied puissant. J’ai adoré ce sport, mais pas la compétition avec des catégories de poids très contraignantes pour une ado en plein développement. J’étais toujours trop lourde avant la compétition par rapport à la catégorie dans laquelle j’avais été inscrite en début d’année. Du coup c’était mise au poids radicale à chaque printemps.

Pour autant j’ai adoré apprendre à boxer, c’était un vrai défouloir pour le trop pleins d’émotions, avec pleins de règles en même temps ! Aujourd’hui, je sais que ça m’a donné encore plus confiance en moi pour certaines situations, et j’adore pouvoir repratiquer de temps en temps

9. Ce blog et Instagram m’ont aidé à gagner en confiance

La première fois que j’ai écrit un article sur la course à pied, je me suis dit “mais qui je suis pour parler de ça, si on me lit on va me dire que je suis nulle et que je dis des bêtises”. La première photo que j’ai posté de moi en courant, j’ai mis des plombes à la choisir ! J’avais tellement peur qu’on critique mon physique qui est loin de ceux des critères d’une runneuse, ou qu’on me dise que je courais vraiment trop lentement… Pourtant, dans mon quotidien, je me fiche plutôt bien de ce que pense les gens, mais là … les débuts ont été difficile ! Pourtant, 4 ans après, je me rends compte que 1. je peux bien partager ce qui me plaît et que si ça plaît pas, ils peuvent juste aller voir ailleurs, et que 2. c’est super kiffant de partager virtuellement avec des personnes qui ont les mêmes intérêts !

J’espère en tout cas que cet article un peu différent et un peu plus personnel vous aura plu :) N’hésitez pas à laisser un petit commentaire si c’est le cas, c’est toujours très plaisant d’avoir des retours :)

A très vite,

Camille Courtenvert